1 Un pumptrack a été installé sans autorisation préalable, sur une zone naturelle protégée, alors que le site accueille déjà une aire de jeux, des équipements sportifs, un caniparc et un street-workout. Des règles très strictes pour les habitants… mais visiblement plus souples pour la majorité municipale. En cas d’accident ou de recours juridique, la ville pourrait être reconnue fautive, et les conséquences financières seraient payées par l’argent public, donc par les habitants.
2 Une nouvelle caserne de pompiers est annoncée par un grand panneau, alors qu’aucun projet opérationnel n’a été lancé par le SDIS à ce stade. Les pompiers sont-ils satisfaits de ce lieu ? Le terrain, en l’état, n’est pas adapté : contraintes du PLUi, proximité immédiate de la rocade, difficultés d’accès et d’évacuation. Ce site pose de lourdes contraintes techniques et réglementaires, soulève de fortes interrogations sur son usage et nécessiterait des procédures longues et incertaines avant toute réalisation.
3 Sur la place André Delattre, la municipalité a récemment installé des pots de fleurs à environ 6 000 € pièce, pour un total dépassant 100 000 € d’argent public. Un investissement décoratif qui interroge sur les priorités réelles, au regard des besoins concrets des habitants.
4 La municipalité se félicite d’une 1ère place au classement « ville où il fait bon vivre avec ses enfants » de La Voix du Nord. Pourtant, dans le classement publié le 22 octobre 2025, Coudekerque-Branche n’apparaît même pas dans le top 10. Cette « première place » provient en réalité d’un outil interactif permettant à chacun d’ajuster les critères pour créer son propre palmarès. Un résultat personnalisable présenté comme LE classement officiel. Coudekerque-Branche est une belle ville. Elle n’a besoin ni de classements ajustables, ni de statistiques sur mesure pour briller.
5 Dans la commune, un bâtiment municipal sur deux est aujourd’hui classé en situation défavorable par la commission de sécurité. Un constat préoccupant qui interroge sur l’entretien et la gestion du patrimoine public. À titre d’exemple, l’Espace Jean Vilar, lieu central de la vie culturelle, a été déclaré dangereux en raison d’un manque d’entretien, tout en continuant à accueillir du public. Un état des lieux qui pose clairement la question des priorités et de la sécurité des habitants.
6 Les événements festifs sont essentiels à la vie locale, mais leur coût mérite d’être interrogé. Une seule fête de la Nature : plus de 600 000 € pour un week-end. Un festival de la magie : 250 000 €. Des dépenses comparables à celles de grandes villes, payées par les Coudekerquois, qui posent une fois de plus la question des priorités.
7 L’EHPAD communal affiche aujourd’hui un déficit de plus de 1,5 million d’euros. Un signal d’alerte majeur pour un service essentiel, alors même que les besoins liés au grand âge ne cessent d’augmenter.
8 La municipalité vante des peintures dites « isolantes », censées améliorer le confort thermique des bâtiments et faire gagner plusieurs degrés. Une solution présentée comme « miraculeuse », mais dont l’efficacité réelle n’est pas démontrée. Aujourd’hui, la promesse reste un discours, pas un résultat.
9 À la ferme Vernaelde, une chaudière au fioul vient d’être installée, au moment même où la municipalité communique largement sur la transition écologique. Un choix qui interroge sur la cohérence entre les discours et les actes.
10 Plusieurs bâtiments municipaux ont été inaugurés et présentent des services à la population (Maison de Mario, Artothèque, Office communal des initiatives, future ludothèque…) sans déclaration de travaux, ni passage en commission de sécurité. Des services ouverts aux habitants, alors que des règles essentielles de sécurité et d’urbanisme restent visiblement ignorées. Décidemment, la communication prime sur la sécurité.
11 Le maire et Mme Bailleul n’habitent ni la commune, ni la circonscription. Pourtant, en cumulant les mandats locaux, ils perçoivent chaque année plus de 150 000 € d’indemnités financées par les habitants du territoire. Une situation qu’ils refusent d’assumer publiquement. Pourquoi ? Peut-on durablement représenter une ville, un canton, sans en vivre les réalités, et être rémunéré par ceux avec qui l’on choisit de ne pas vivre ?
12 Une agente municipale, mère de deux enfants dont l’un en situation de handicap, a vu son contrat prendre fin après qu’un de ses proches ait été aperçu à une réunion d’information de notre mouvement. Le soir même, un changement de service a été ordonné, avant qu’un courrier recommandé ne mette fin à son contrat. Hasard ou pression ? Chacun se fera son opinion. La justice est saisie et tranchera.
13 Contrairement à ce qui est affirmé, la Chambre régionale des comptes n’a jamais conclu à un endettement de la commune sur 40 ans. Dans son rapport officiel, elle indique qu’en 2008 la capacité de désendettement de la ville était d’environ 15 ans. 15 ans, pas 40 : un écart majeur avec le discours officiel. Les chiffres sont publics et consultables par tous.
14 Régulièrement, le maire affirme que la Ville « sait aller chercher des subventions ». En réalité, le seul véritable partenaire financier de la commune reste la Communauté Urbaine de Dunkerque. Les faits sont là : 500 000 € pour la piste d’athlétisme, 8 millions d’euros pour la piscine, 1 million d’euros pour des bâtiments municipaux… Des financements essentiels, obtenus grâce à la CUD, pendant que d’autres leviers de financement restent largement sous-exploités. Beaucoup de discours, peu de stratégie.
15 En politique, il existe un mécanisme bien connu : le règne de l’apparence. Quand le fond se dégrade, on soigne la forme : communication permanente, images valorisantes, annonces spectaculaires, mises en scène. Pendant ce temps, les problèmes de fond s’accumulent, les priorités se brouillent et les décisions structurantes sont repoussées au profit de projets plus tape-à-l’œil. La communication rassure… mais les faits, eux, ne mentent pas.
16 Le kit CM2 avec calculatrice scientifique voté par la municipalité reprend une proposition formulée publiquement par notre mouvement plusieurs semaines auparavant. D’abord moquée par certains élus, cette idée a ensuite été reprise, annoncée via les outils de communication municipaux et présentée comme une initiative du maire. Chacun appréciera la méthode.
17 L’accès à l’information publique est un droit fondamental. Pourtant, à Coudekerque-Branche, l’accès aux documents administratifs est rendu dissuasif. Une délibération municipale fixe le prix des copies à 5 € pour une feuille A4 et 10 € pour une A3, alors même qu’il s’agit de documents publics. Avec des tarifs jusqu’à 25 fois supérieurs à ceux pratiqués ailleurs, la transparence devient une question de moyens.
18 Distribuer des tracts, manifester, débattre : pendant 18 ans, cela faisait partie de la vie locale. En octobre 2025, à l’approche des élections, deux arrêtés municipaux ont été signés. L’un interdit les rassemblements jugés « troublant l’ordre public ». L’autre interdit la distribution de tracts politiques lors des événements publics (marchés, brocantes, manifestations…). Une question se pose : s’agit-il vraiment d’ordre public… ou de limiter l’expression des opinions dissidentes ?
19 Le marché public du transport municipal a pris fin le 31 août 2025. Cette échéance était connue de longue date et ne présentait aucun caractère imprévisible. Pourtant, aucune procédure de renouvellement n’a été engagée dans les délais. Résultat : une situation juridiquement fragile, financièrement risquée et préjudiciable au bon fonctionnement du service public. Un manque d’anticipation qui interroge sur le sérieux de la gestion municipale.
20 Chaque année, plus de 700 000 € d’argent public est consacré à la communication municipale. Est-ce raisonnable, quand d’autres priorités locales manquent de moyens ?
21 Jusqu’en 2022, des indemnités de congés payés légalement dues à de nombreux jeunes animateurs des centres de loisirs municipaux n’ont pas été versées. Alertée, la collectivité a fini par appliquer le droit… mais uniquement pour les contrats postérieurs, sans régulariser les sommes dues pour les années précédentes. Des signalements ont été adressés aux autorités compétentes, et des procédures sont en cours. Là encore, ce sont les plus précaires qui ont payé le prix du dysfonctionnement. Si vous pensez être concerné(e), un recours collectif est possible, contactez-nous.
22 Depuis 2014, le maire promet une Maison de la danse. Douze ans plus tard, aucun chantier n’a vu le jour. En septembre 2025, période pré-électoral, on ne change pas la méthode : une nouvelle promesse. Cette fois, l’apparence est soignée. Un échafaudage est installé, recouvert d’une bâche valorisante, laissant croire à un projet enfin lancé. A ce jour, aucun travaux derrière… Evidemment. Coût de l’opération : 37 000 € d’argent public, pour une location d’un an. Quand le projet n’avance pas, la communication, elle, ne s’arrête jamais.




