Un conseil municipal sans débat ni opposition réelle
Comme trop souvent, le scénario est le même :
un long monologue du maire, un silence pesant des autres élus, aucune place pour le débat ni pour le collectif. Un fonctionnement verrouillé depuis longtemps.
Actons-le : il n’y a pas d’opposition officielle, si ce n’est peut-être dans le cœur de certains élus qui se gardent, en silence, cette fameuse liberté de penser…
À l’approche des élections, le maire s’agite, gesticule et communique. Lui qui a fait de la communication débordante une habitude tout au long du mandat, voit son rythme encore s’intensifier. Une surenchère qui explique sans doute pourquoi de nombreux habitants disent aujourd’hui en être saturés.
Les annonces se multiplient, les idées fleurissent soudainement et les projets « sortent du chapeau ». C’est la magie bien connue de la période préélectorale : l’urgence d’agir sur des sujets importants apparaît comme par enchantement.
Quand les propositions de l’opposition deviennent soudain des décisions municipales
Nous avons ainsi eu confirmation, non sans une certaine fierté, que le maire faisait voter un kit scolaire pour les CM2 intégrant une calculatrice scientifique, reprenant mot pour mot une proposition forte de nos premières annonces, portée par Engagement et Transparence, écrite, diffusée et réaffirmée publiquement lors de notre réunion… la veille même du conseil municipal.
Dans une municipalité où les décisions sont prises de manière unilatérale, nous sommes finalement heureux de constater que l’opposition que nous représentons est aujourd’hui la seule force capable d’insuffler des idées concrètes au maire. De rien, vraiment.
Mais la manœuvre ne s’arrête pas là.
Avant même le conseil municipal, le maire a utilisé des moyens de communication de la ville pour envoyer un message à tous les parents d’élèves, annonçant cette mesure comme s’il en était l’initiateur.
Un simple calcul mathématique de sa part : le nombre de vues de l’opposition ne pourra jamais rivaliser avec celui obtenu via les canaux municipaux. Certains verront clair. D’autres penseront sincèrement qu’il s’agit d’une idée du maire.
Nous ne nous battons clairement pas à armes égales.
Dommage que ce « génie des mathématiques » ne s’applique pas avec la même rigueur à la gestion financière de la ville et aux grands projets municipaux.
Ce qui nous amène naturellement à la question de l’endettement.
Endettement de la ville : rétablir les faits face au récit
La municipalité continue de marteler le même récit : une ville prétendument endettée sur plus de 40 ans en 2008. Un chiffre faux, démonté publiquement lors de notre réunion publique, documents à l’appui. Cette exagération sert un seul objectif : construire l’image d’un maire sauveur face à une situation qu’il dramatise volontairement. De la communication, pas de la vérité.
Les chiffres officiels de la Cour des comptes
Les faits sont pourtant clairs. La Cour des comptes, par la voix des juges financiers, évaluait en 2008 un endettement équivalent à 15 ans, et non 40. Ce sont des chiffres officiels, écrits, vérifiables.
Nous savons déjà quelle sera la réponse : la Cour des comptes, la presse, les juges… tous seraient « contre lui ». Ou alors osera-t-il, nous expliquer que ceux qui contrôlent les finances publiques « ne savent pas compter ».
À chacun de se faire son opinion. Nous, nous continuerons à dire vrai, à proposer sérieusement et à défendre l’intérêt général, même lorsque nos idées sont reprises sans jamais être citées.




