Vous avez peut-être pris connaissance d’un article de presse récent revenant de manière détaillée sur des faits graves survenus au sein de l’Hôtel de Ville, impliquant l’épouse du maire, et rappelant le contexte judiciaire et administratif déjà lourd qui entoure la municipalité dirigée par David BAILLEUL.
Si les faits de violences psychologiques et physiques rapportés une fois de plus par la presse venaient à être confirmés, ils seraient tout simplement inacceptables.
Nous sommes en 2025, pas dans une seigneurie du Moyen Âge.
De tels agissements n’ont leur place ni dans une administration publique, ni dans une démocratie moderne, ni dans un cadre professionnel régi par le droit.
Bien entendu, il appartient à la justice de qualifier les faits et d’établir les responsabilités.
Il ne nous appartient pas de juger à la place des magistrats.
En revanche, il est de notre responsabilité politique et citoyenne de ne pas détourner le regard, et de refuser toute banalisation lorsque des faits graves sont portés à la connaissance du public par la presse et par des témoignages concordants.
Ces éléments ne sont pas isolés. Ils s’inscrivent dans un cadre plus large que vous connaissez :
- Procédures judiciaires en cours,
- Enquête administrative et rapport de la Chambre régionale des comptes,
- Alertes répétées de salariés, de syndicats et d’anciens agents,
- Témoignages récurrents et concordants décrivant un climat de travail dégradé.
Pris ensemble, ces éléments dessinent un climat de gouvernance préoccupant, incompatible avec l’exigence de sérénité, de respect et d’exemplarité qu’une municipalité se doit de garantir.
Une question centrale demeure, et elle est pleinement légitime :
Pourquoi, malgré l’accumulation de signaux graves, aucune initiative institutionnelle forte et visible ne semble, à ce stade, apporter des réponses claires et publiques ?
C’est précisément parce que les faits évoqués sont nombreux et sérieux que les procédures engagées sont longues et complexes, comme c’est souvent le cas lorsqu’elles sont à la fois administratives, financières et pénales, distinctes mais liées entre elles. Cette temporalité judiciaire, bien connue, peut donner le sentiment que rien n’avance.
Il est important de le rappeler clairement : certains discours simplificateurs peuvent tirer argument de cette lenteur pour minimiser, voire nier, l’existence même des faits soulevés.
Or, l’absence de décision visible à un instant donné ne saurait être interprétée comme une absence de problème, ni servir à disqualifier des témoignages, des rapports institutionnels ou les interrogations légitimes relayées par la presse.
Nous avons, comme nous vous l’avons déjà indiqué, lu et entendu de nombreux témoignages adressés aux juges, aux procureurs, aux représentants de l’État et à la presse.
Nous mesurons la fatigue, la frustration et parfois le découragement que cette attente prolongée peut susciter.
Il ne s’agit pas d’acharnement.
Il s’agit de protection des agents, de respect du droit du travail et d’exemplarité républicaine.
Nous pensons qu’une ville mérite :
- Une équipe dirigeante exemplaire,
- Un cadre de travail protecteur pour les agents,
- Une gestion transparente,
- Et une parole publique responsable.
À l’approche des élections municipales, il est légitime que ces sujets soient posés clairement dans le débat public, calmement mais fermement. Le temps judiciaire doit pouvoir faire son œuvre, sans que le débat démocratique soit confisqué ou anesthésié.
Nous remercions le syndicat pour sa détermination et pour le relais apporté à cet article de presse. Nous invitons chacun à se procurer La Coulisse de Dunkerque, au prix de 2 €, afin de lire l’article complet et de soutenir un journaliste d’investigation indépendant, qui choisit d’informer plutôt que de se taire.
Nous continuerons à porter ces questions avec sérieux, calme et détermination, dans le respect des faits, des personnes et des institutions.




