Depuis plusieurs semaines, des informations ont été rendues publiques concernant des enquêtes visant le maire, son épouse et son premier adjoint.
Beaucoup d’entre vous pensent qu’il n’y a pas de fumée sans feu ; d’autres ont du mal à y croire.
En tant que responsable de l’opposition et candidat à l’élection municipale de 2026, je me dois de rester respectueux des institutions et de la justice.
C’est à la justice, et à elle seule, d’établir la vérité.
Une confusion volontaire entretenue
Sur le site officiel de la ville, il est affirmé que “la mairie serait visée par une enquête préliminaire”. C’est faux.
Ces procédures ne visent ni « la mairie », ni les habitants : elles concernent des élus, à titre individuel.
En affirmant que “la mairie est attaquée”, Monsieur Bailleul détourne la réalité et entretient la confusion.
C’est une manipulation de langage qui vise à transformer une responsabilité personnelle en responsabilité collective.
Pourtant, Monsieur le Maire laisse entendre qu’il serait victime d’une attaque politique, d’un complot, voire d’une ingratitude républicaine. Tout cela relève davantage de la mise en scène que du sérieux.
Qui peut sérieusement croire qu’un journal local réputé, que la Chambre Régionale des Comptes ou le parquet se prêteraient à des manœuvres partisanes ?
Qui peut croire qu’une opposition municipale aurait un tel pouvoir ?
La CRC agit selon un calendrier régulier et indépendant.
Son dernier rapport date de 2019 ; son retour début 2025 est tout à fait normal.
Ces institutions agissent au service des citoyens, pas selon l’agenda électoral.
Une procédure qui n’a rien de banal
Monsieur le Maire affirme qu’une enquête préliminaire “n’est pas un problème”, qu’il s’agirait simplement de “vérifier” qu’il n’y en a pas. Présenter cela comme une procédure banale est trompeur.
Chaque contrôle de la CRC ne débouche pas sur une enquête du parquet : c’est une situation exceptionnelle.
Plus grave encore : les moyens de communication municipaux ont été utilisés pour défendre une situation strictement personnelle.
C’est une confusion inacceptable entre intérêt général et intérêt particulier.
L’argent public n’a pas vocation à servir une communication politique.
Des témoignages nombreux et sincères
Depuis des mois, vous êtes nombreux à me transmettre vos témoignages, vos alertes, vos messages.
Je vous ai écoutés. J’ai lu vos écrits.
J’ai vu, de mes propres yeux, certains éléments que vous avez adressés à la CRC, au parquet ou à la presse.
Je sais que vos témoignages sont sincères, que vos souffrances sont réelles, et que les faits que vous décrivez méritent d’être examinés avec sérieux.
Le maire peut nier, mais les éléments transmis existent, et la justice fera son travail.
Les citoyens ont droit à la vérité
Les Coudekerquois(es) ont droit à des réponses, à une information claire, et à une gestion municipale irréprochable.
La loi interdit la diffusion du rapport préliminaire, mais n’interdit absolument pas au maire de s’exprimer pour défendre sa gestion, sans citer ni reproduire les documents de la CRC.
Le rapport définitif sera remis dans les semaines à venir.
J’ose espérer que Monsieur le Maire le communiquera rapidement aux habitants, sans invoquer de prétexte ou de délai inapproprié.
Parler de transparence, c’est bien.
La pratiquer, c’est mieux.




